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Brève du mercredi 30 avril 2008

Vaccination contre l’hépatite B

Création d’un nouveau site web pour inciter les homo/bisexuels à se faire vacciner contre l’hépatite B dont la prévalence est très importante parmi ces derniers. Nous en parlons depuis longtemps (voir ici ou ). Financé par l’Etat, ce projet signe un engagement plus clair de celui-ci en faveur de la vaccination des populations les plus vulnérables. Nous nous réjouissons donc et espérons que cette campagne menée pas Sida Info Service aura les résultats escomptés.
Pour plus de précisons, voir cet article du fanzine E-llico et le site de notre Projet Belle-Tapiole : « ABC Hépatites ».
À voir

Brève du lundi 31 mars 2008

Utilisation des services de santé par les gais, les lesbiennes et les bisexuels au Canada

Une nouvelle étude comparative canadienne sur l’utilisation des services de santé des LGB est disponible depuis le 19 mars 2008. Elle « visait à déterminer si l’orientation sexuelle autodéclarée était un facteur qui entrait en cause dans divers aspects de l’utilisation des soins de santé, comme la consultation de prestateurs de soins de santé, le fait d’avoir un médecin de famille et l’utilisation d’examens préventifs [...]. »
« L’étude a révélé que les hommes gais étaient beaucoup plus susceptibles que les hommes hétérosexuels d’avoir consulté un spécialiste médical ou des prestateurs de services de santé mentale, comme des travailleurs sociaux ou des conseillers, [...]. » Les lesbiennes et les bisexuels sont quand à eux moins susceptibles d’avoir un médecin de famille. De manière générale, on trouve un plus grand nombre de problèmes de santé autodéclarés parmi les LGB, même si la même proportion de gais, de lesbiennes et d’hétérosexuel-le-s (environ 60% dans chaque groupe) déclarent avoir une santé excellente.

Intéressant. A quand des études similaires et régulières en France ?

Pour plus de précisions :
Michael Tjepkema, « Utilisation des services de santé par les gais, les lesbiennes et les bisexuels au Canada », qui fait partie de la version intégrale du plus récent numéro de la publication Rapports sur la santé, vol. 19, n° 1 (accessible à partir du module Publications du site Web de Statistiques Canada).

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Brève du samedi 29 mars 2008

Recommandations suisses : débats US

Les recommandations suisses font débat un peu partout. Nombreux sont ceux à réclamer d’autres études qui pourraient assurer du bien fondé de la position helvétique, même si tous s’accordent à dire qu’une virémie indétectable réduit le risque de transmission sexuel du VIH. Si la polémique semble surtout se situer autour de considérations physiologiques et médicales, on ne doit pas oblitérer l’impact évident que les recommandations suisses ont d’un point de vue social et communautaire, sur le bien-être des séropositifs, sur les relations sérodifférentes, sur les politiques de prévention et de réduction des risques et des dommages.

Sean Strub, l’un des fondateurs d’Act Up-New York et fondateur de Poz Magazine examine la question dans un article en ligne sur le Huffington Post et pointe la nécessaire et constructive utilité d’un débat public.

Extraits :
« The wiser response to the Swiss statement would be an urgent call to scientific, medical and epidemiological experts, community members and behavioral scientists to pool their collective wisdom and develop detailed new safer sex guidelines that recognize viral load as an important factor in reducing risk.
The HIV prevention establishment is concerned about sending the wrong message about what is safe and unsafe. Yet their reluctance to engage the communities they serve in an honest and open discussion about risk reduction strategies, or the possibility of sex without condoms, is at the heart of what is wrong with HIV prevention efforts. »

À voir

Brève du samedi 26 janvier 2008

Appel à témoignage pour une étude universitaire sur la violence dans les couples lesbiens

Appel valable pour 2007 et 2008

Appel à témoignage La violence dans les couples lesbiens

Cette recherche s’effectue dans le cadre du projet de doctorat en travail social de Vanessa Watremez, sous la direction de Dominique Damant (Université Laval à Québec).

Annonce

Que vous soyez lesbiennes, homosexuelles, femmes hétérosexuelles (ou que vous vous définissiez sous un tout autre terme traduisant le fait que vous avez eu une relation avec une personne du même sexe) et que vous êtes au jour d’aujourd’hui - ou que vous ayez été par le passé - dans une relation de couple violente avec une autre femme (violences psychologiques, verbales ou physiques), nous vous invitons à apporter votre témoignage de cette relation afin de permettre de briser le tabou, de développer les connaissances sur ces violences et afin de construire des réponses adaptées à vos besoins. Cette enquête se déroule sur l’ensemble du territoire québécois et français. Elle cherche à rejoindre tout autant celles qui sont ou ont été victimes de ces violences, celles qui en sont ou en ont été l’initiatrice, ou encore celles qui sont ou ont été tout autant que leur partenaire à la fois initiatrice et victime de ces violences. La confidentialité est garantie !

Déroulement de la participation

L’étude prend la forme de récits de vie enregistrés d’une durée de 3h à 4h. Deux ou trois rencontres, d’environ 1h30 chacune, auront lieu en l’espace de un à sept jours : l’une portant sur le lesbianisme et la vie de couple ; l’autre se rapportant sur la ou les relations violentes. La participante sera invitée, lors d’une entrevue individuelle, à faire un récit de sa vie qui pourra aborder les éléments suivants : des éléments d’informations diverses sur la participante et sur son milieu ; des éléments sur les trajectoires de vie (professionnelle, amoureuse, familiale, etc.) ; des éléments sur son entourage ; des éléments sur les relations violentes et l’aide recherchée et reçue. La participante a la liberté de ne pas répondre à toutes les questions.

Pour cela, contacter Vanessa Watremez :

Courriel : vanessawatremez@yahoo.fr

De France : 06.88.39.27.76 (n° d’AIR-Libre, Association d’Interventions, de Recherches et de Lutte contre les violences dans les relations lesbiennes et les violences à l’égard des lesbiennes).

De Québec : 514-526-2452 (n° du GIVCL, Groupe d’intervention en violence conjugale chez les lesbiennes).

Si vous laissez un message sur le répondeur - et si cela est nécessaire - veuillez-nous informer des moments où nous pouvons vous rejoindre sans danger pour vous (sans la présence de votre partenaire si besoin été) et/ou, si nous pouvons vous laisser un message sur votre messagerie !

A votre demande, un soutien et un accompagnement vous seront proposés. Ressources à contacter en cas d’urgence ou de besoin :

Le GIVCL au Québec : 514-526-2452 C.P 47577, C.O.P Plateau Mont-Royal Montréal (Québec) H2H 2S8

AIR-Libre en France : 06.88.39.27.76 airlibre.association@gmail.com www.air-libre.org

N° d’approbation du CERUL : 2007-061 Date de l’approbation : le 28 mai 2007


Brève du jeudi 17 janvier 2008

Préservatif ou trithérapie ? Bernard Hirschel enfonce le clou. A écouter avec les deux oreilles

Survivre au sida.net nous a pris de vitesse et vient de réaliser une interview du professeur de Genève Bernard Hirschel. Celui-ci a l’occasion de préciser ses propos et revient sur les critiques qui lui ont été faites. Si vous ne voulez pas mourir idiot...

Pour écouter l’interview : http://survivreausida.net/a8185

Voir aussi notre article "Préservatif ou trithérapie ?"

À voir

Brève du mardi 16 octobre 2007

Combat, de retour

La revue Combat face au Sida s’était arrêtée en 2006, mais il y a maintenant Combat en ligne, le site internet. Une partie des rédacteurs est issue de la revue dont les articles sont tous disponibles sur le site.

Bon retour !

O.J.

À voir

Brève du mercredi 22 août 2007

Rapport 2006 de l’OMS-Europe sur la pénalisation de la transmission du VIH

Un nouveau rapport sur la criminalisation de la transmission du VIH et des autres IST vient de sortir, commandé et publié par l’agence régionale européenne de l’Organisation Mondiale de la Santé (en ligne ici, en anglais).
Il complète et fait suite au rapport ONUSIDA de 2002 sur la question.

Références :

WHO technical consultation in collaboration with the European AIDS Treatment Group and AIDS Action Europe on the criminalization of HIV and other sexually transmitted infections. OMS-Europe : Copenhage, 16/10/2006.

Droit pénal, santé publique et transmission du VIH. Etudes des politiques possibles. ONUSIDA, Coll. Meilleures Pratiques - Outils Fondamentaux, 2002.


Brève du mercredi 15 août 2007

Du nouveau dans la recherche australienne, sur les besoins sanitaires des minoritaires de minorités

L’Australian Research Center in Sex, Health and Society vient de finaliser un projet qui s’intéresse aux besoins spécifiques en matière de santé que peuvent avoir des minorités à l’intérieur de minorités, désignées souvent comme « dures à atteindre ». Il s’agit en fait d’une étude qui s’intéresse aux gais et lesbiennes à l’identité multi-minoritaires (aspects largement non étudiés et peu connus dans ce pays), c’est-à-dire les personnes gaies et lesbiennes ethnicisées et/ou handicapées.
C’est par des entretiens type « histoire de vie » que cette recherche qualitative à été menée. Les participants ont été invités à « dire » leur expérience en matière de santé et de bien-être et à suggérer les modifications que pourraient adopter les services de santé. Les analyses ont mis en lumière les intersections entre identité et diversité et révélé un aperçu des discriminations et des marginalisations que ces groupes expérimentent dans leur vie quotidienne. La recherche développe aussi une série de recommandations pour améliorer la santé et le bien-être des gais et lesbiennes d’origines diverses.

Référence : « Swimming Upstream : The Health Needs Of Minorities Within Minorities », bientôt en ligne sur les sites web de l’ARCSHS et du Department of Human Services. Pour plus d’informations, contactez Anne Mitchell ; directrice du Gay and Lesbian Health Victoria : A.Mitchell@tatrobe.edu.au

À voir

Brève du vendredi 18 mai 2007

Le cancer de la gorge lié aux virus transmis lors des rapports buccogénitaux

Une nouvelle étude est la première à établir formellement un lien entre l’IST du papillomavirus humain (HPV) et le cancer de la gorge ; le HPV serait en effet « un facteur de risques indéniable ». Un échantillon de 100 personnes ayant contracté un cancer oropharyngeal, du larynx et/ou des tissus environnants et un échantillon contrôle de 200 personnes saines a été étudié. On a trouvé que les individus infectés par le HPV avaient 32 fois plus de chance que les autres de développer une forme de ces cancers. Lorsque les chercheurs ont examiné l’histoire sexuelle des sujets, ils ont trouvé que le nombre de partenaires semblait être un facteur à risque de cancer. Les personnes ayant eu des relations buccogénitales avec 1 à 5 partenaires ont 3,6 fois plus de « chances » d’en développer, et celles avec 6 partenaires ou plus en ont elles 8,6 fois plus [1]. Et cela que le partenaire soit un homme ou une femme. Les experts disent que ces données aident à expliquer pourquoi les taux de cancer de la gorge auraient augmenté lors des années récentes, notamment parmi les plus jeunes qui ne sont ni des fumeurs ni de gros buveurs - traditionnellement les groupes les plus à risques. « Il y a eu un changement de fond ces dix dernières années expliquant l’augmentation de ces cancers [...]. Beaucoup d’adolescents, d’adultes aussi, disent s’engager dans des relations buccogénitales supposément moins risquées [...]. Or, cet article comme d’autres montre que l’on peut contracter des IST [aux conséquences] très sérieuses à travers les rapports buccogénitaux. » [2]
« Il s’agit tout de même d’un cancer peu répandu et donc les risques individuels restent faibles. »
Les types de cancers oropharyngeal associés au HPV affecteraient près de 11000 américains chaque année. Les chercheurs espèrent que les vaccins anti-HPV qui viennent d’être développés afin de limiter la principale cause de cancer du col de l’utérus, auront les mêmes effets sur ces types de cancers de la gorge.

Traduction libre d’après Rob Stein (« Virus Spread by Oral Sex Is Linked to Throat Cancer », Washington Post) et Salynn Boyles (« Oral Sex Is Major Risk Factor » WebMD.com), le 10/05/2007.

Références :
D’Souza, G. (2007). Case-Control Study of Human Papillomavirus and Oropharyngeal Cancer. In New England Journal of Medecine, vol 356, p. 1944-1956.
Maura L. Gillison, MD, PhD, professeure assistante en oncologie et épidémiologie à l’Université Johns Hopkins de Baltimore.
Debbie Saslow, PhD, porte-parole de l’American Cancer Society.

À voir

Brève du mardi 1er mai 2007

L’INPES inspecte notre trou du cul

Il y a un fabuleux concept utilisé par certains militants américains. C’est la résilience ou capacité à rebondir dans un environnement contraignant. Ceux qui pensent résilience sont ceux qui aiment leurs communautés dans ce qu’elles ont de vivant et dynamique malgré les soucis et périls. La communauté gay a été marquée par une hécatombe. L’arrivée des traitements antirétroviraux s’est accompagnée d’un renouveau communautaire puissant. Celui-ci démontre la résilience des gays, leur capacité à survivre dans un contexte où tout n’est pas rose (homophobie, sida). A l’Inpes, on est loin de cette vision. Jouir, s’amuser, aimer, ce ne serait que source de problèmes générés par une communauté toxique. Le numéro deux de « Prends-moi, journal des sexualité gays » édité par l’INPES et bientôt dans votre bars préférés, en est la démonstration. C’est dommage.

Brève du mardi 24 avril 2007

Séminaire européen sur la santé gaie

L’association AIDES organise à Paris les 28 et 29 juin 2007 (juste avant la Marche des Fiertés LGBT du 30 juin !) un séminaire européen sur la santé gay afin d’encourager des échanges pan-européens sur la prévention du VIH/sida et le soutien auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Ce séminaire est organisé avec AIDS Action Europe et PSI/LaSky (Russie). Un interprétariat entre l’anglais, le français et le russe sera proposé.
À voir

Brève du jeudi 22 février 2007

Appel à témoins

Tu as pris récemment un TPE, tu veux en parler sur le prochain site internet que va ouvrir Warning à l’adresse tpe.belle-tapiole.fr pour partager ton expérience ? Tu as envie de parler de l’accueil aux urgences, de la difficulté ou la facilité de la prise du traitement, du résultat, des problèmes que cela t’a posé ? Tu peux témoigner en nous envoyant un message que nous publierons avec plaisir.

Nous écrire

Indiquer en objet du message : “TPE : j’ai testé”

Merci Warning


Brève du vendredi 19 janvier 2007

Vers une réelle prise en compte de l’homophobie par la Sécurité Publique ?

D’après le communiqué de presse du RAVAD (04/01/07) :

Le Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agressions et de Discriminations se félicite de l’envoi aux Directeurs Départementaux de la Sécurité Publique d’une note de service (N° 00198) datée du 19 décembre 2006 et signée du Directeur Central de la Sécurité Publique, dans laquelle ce dernier évoque les difficultés rencontrées par certaines victimes d’homophobie quant à la prise en compte de cette circonstance aggravante lors de leur dépôt de plainte. La note comprend un inventaire exhaustif des incriminations prévues par la loi et le tableau synoptique des infractions liées à l’homophobie. Cette note consultable sur le site intranet de la DCSP (Direction Centrale de la Sécurité Publique) devrait être diffusée à l’ensemble des personnels et notamment des OPJ (Officiers de Police Judiciaire) chargés de recevoir les plaintes.

PS : pour information, sachez que le délai de prescription applicable aux propos sexistes, handiphobes et homophobes n’est que de trois mois, contre un an pour les propos racistes, et ce à compter de leur diffusion...

À voir

Brève du mercredi 17 janvier 2007

Formation Santé Gaie au CRIPS IdF

Le Crips Ile-de-France propose une formation les 21, 22 et 26, 27 mars 2007 s’intitulant « Homosexualité : mieux connaitre pour mieux prévenir les problèmes de santé ». Pour plus d’information vous pouvez consulter la fiche d’information en format PDF sur le site du Crips (voir ci-contre).
À voir

Brève du lundi 8 janvier 2007

La durée de vie d’un américain séropositif est en forte hausse, tout comme le coût des soins...

Le 11/11/2006 (d’après YahooNews) :
« Selon une nouvelle étude, un Américain séropositif peut compter sur une durée de vie post-diagnostic de 24 ans en moyenne, durée pendant laquelle les frais des soins médicaux s’élèvent à plus de 600.000 $US (468.896 €), selon de nouvelles recherches. L’espérance de vie et le coût annuel des soins ont tous deux augmenté par rapport à d’anciennes estimations, en grande partie à cause de thérapies plus coûteuses, mais plus efficaces, analyse Bruce Schackman, le principal auteur de cette étude, publiée dans l’édition de novembre de la revue Medical Care. Selon les chiffres présentés, le coût annuel des soins pour une personne atteinte du VIH s’élève à 25.200 $US (19.693 €), soit une augmentation de 40% par rapport à une estimation utilisée couramment à la fin des années 1990. Cette hausse n’est donc pas seulement imputable à l’inflation, note M. Schackman, mais aux coûts ajoutés de techniques et de médicaments plus performants. Ainsi, à la fin des années 1990, l’espérance de vie après infection était d’environ 10 ans en moyenne, contre 24 aujourd’hui, selon cette étude. Selon certains experts des politiques en matière de traitement du VIH et du SIDA, ces nouvelles données pourraient avoir une incidence sur les fonds accordés par les autorités américaines pour les soins et la prévention. « Elles vont devoir prendre en compte les avancées médicales qui ont prolongé la vie des gens », acquiesce M. Schackman, professeur adjoint de santé publique au Collège médical de Weill Cornell à New York. »

Brève du mercredi 3 janvier 2007

Net Gay Baromètre 2006 disponible

L’enquête Net Gay Baromètre 2006 réalisée par l"équipe de recherche UMR Espaces et Société du CNRS en collaboration avec l’UQAM et l’INVS est disponible.
À voir

Brève du vendredi 29 décembre 2006

Rapport final de la conférence anglaise de santé LGBT 2006

C’était en 2006 qu’a eu lieu la première conférence anglaise de santé LGBT. Le rapport final est maintenant disponible sur l’internet.

C’est ici

À voir

Brève du vendredi 29 décembre 2006

Rapport sur la prévention à destination des personnes séropositives

Le rapport, en anglais, de la conférence européenne Positive Prevention de 2005 est disponible sur l’internet. Il contient notamment l’excellente présentation faite par Gus Cairns.

C’est ici

À voir

Brève du vendredi 29 décembre 2006

Abus sexuels et prévention VIH

Les hommes homosexuels ou bisexuels ayant été victimes d’abus sexuels dans leur enfance (avant l’âge de 13 ans) ont globalement deux fois plus de comportements à risque à l’adolescence et l’âge adulte que les autres homosexuels ou bisexuels tandis qu’un gay sur trois ne se protégeant pas avec un partenaire à risque inconnu est dans ce cas.

Tels sont les résultats préliminaires d’une enquête exploratoire réalisée par l’association AREMEDIA sous la direction de Marc Shelly, médecin de santé publique, responsable du CDAG de l’hôpital Fernand-Widal (AP-HP) à Paris et praticien en addictologie.

Le rapport est téléchargeable sur notre site

À voir

Brève du mercredi 27 décembre 2006

Etude sur les prises de risque sexuel parmi les appelants homo/bisexuels de Sida Info Service

Depuis 2001, en moyenne, 10 000 entretiens sont réalisés chaque année sur le numéro gratuit de Sida Info Service avec des appelants ayant des partenaires de même sexe. Une étude de ces appels permet d’apporter des informations complémentaires pour comprendre la persistance des contaminations au VIH chez ce public. C’est l’objectif de ce document.
À voir

Brève du mardi 26 décembre 2006

Rapport InVS : Dépistage anonyme et gratuit du VIH

Les consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), par leurs conditions d’accès et leur répartition sur tout le territoire français, offrent le moyen le plus aisé pour réaliser un test, notamment aux personnes précarisées ou vulnérables aux risques. Cette étude visait à décrire la population recourant au dépistage anonyme du VIH en France.
À voir

Brève du mardi 26 décembre 2006

Rapport InVS : Prévalence des hépatites B et C en France en 2004

En France, une première enquête de prévalence de l’infection due au virus de l’hépatite C (VHC) a é té réalisée en 1994. Concernant le virus de l’hépatite B (VHB), des études de prévalence des marqueurs de cette infection ont été réalisées au début des années 90, mais dans différentes populations. Afin d’obtenir des estimations nationales de la prévalence de l’infection à VHB ainsi qu’une actualisation des estimations pour l’infection à VHC, une nouvelle enquête a été conduite en 2004 en population de France métropolitaine.
À voir

Brève du vendredi 22 décembre 2006

Vive le Québec

Les universités du Québec font ce que les universités françaises n’ont pas le courage de faire.

http://www.gersub.uqam.ca/fiche.asp ?ident=235


Brève du jeudi 21 décembre 2006

Lycées : des besoins en préservatifs mais aussi en éducation à la sexualité auprès des jeunes

Quelques jours après l’avis du Haut conseil de la population et de la famille sur une meilleure prévention de l’IVG des mineures mais aussi sur la nécessité d’actions d’information sur la sexualité auprès des jeunes dans les établissements scolaires, la FCPE - principale fédération de parents d’élèves - réagit elle aussi : dans son communiqué de presse du 15 décembre 2006 la FCPE demande la mise en place des Conseils d’Education à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) dans les établissements scolaires de 2nd degré [5].

La FCPE soutient la mise à disposition de préservatifs dans les lycées et « souhaite souligner que cette mesure doit être un élément d’un véritable programme d’éducation à la sexualité à l’attention des garçons aussi bien que des filles. L’éducation à la sexualité, au respect du corps de l’autre, à l’anatomie, devrait commencer le plus tôt possible et en fonction de la maturité des jeunes ».

À voir

Brève du jeudi 21 décembre 2006

Recherche de financements et montage de dossiers pour Warning

Warning a maintenant besoin de développer son activité pour continuer son expertise sur la prévention VIH et la santé gaie. Nous cherchons un spécialiste en recherche de financements et montage de dossiers de financement. C’est une activité bénévole qui nécessite d’être disponible et en accord avec les écrits de Warning sur la prévention VIH et la santé gaie. Merci de nous écrire.

Brève du vendredi 15 décembre 2006

Violences sexistes et homophobie : des barrières au bien-être des plus jeunes

Le 5 décembre 2006, le Haut Conseil de la Population et de la Famille - organisme consultatif chargé d’éclairer le Président de la République et le gouvernement sur les problèmes démographiques et sur leurs conséquences à moyen et long termes dans les domaines de la fécondité, du vieillissement et des mouvements migratoires, ainsi que sur les questions relatives à la famille - a rendu son avis « Pour une meilleure prévention de l’IVG chez les mineures ».

Le HCPF constate que le recours à l’IVG pour les jeunes filles mineures reste trop important en France ; cet échec de la contraception tient « à une insuffisante adaptation de la prévention au comportement sexuel et aux problèmes spécifiques des jeunes adolescents » parce que notamment ne sont pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité, le besoin de confidentialité mais aussi l’absence ou le peu de ressources financières des jeunes. Pour le HCPF il y a « nécessité de renforcer les actions d’information auprès des jeunes, notamment dans les établissements scolaires [...] » et « de ne pas limiter cette information aux risques sexuels ; il s’agit aussi à cette occasion de prévenir les violences sexistes et l’homophobie. »

Il est à noter que dans le rapport du HCPF qui a donné lieu à cet avis, celui-ci préconise que « le discours mis en oeuvre dans les écoles doit être véritablement humaniste », notamment qu’il doit « aborder de manière informative (voire médicale) les sujets qui intéressent les jeunes tels que l’homosexualité, la masturbation, la jouissance sexuelle, la virginité, les violences sexuelles et l’inceste. »

À voir

Brève du vendredi 15 décembre 2006

Première condamnation en France d’une femme pour avoir transmis le VIH

(source Quotidien du Médecin N° 8072)

"Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné la semaine dernière une femme de 39 ans à deux ans de prison, dont quatorze mois avec sursis, pour avoir contaminé son compagnon alors qu’elle se savait séropositive. C’est la première fois en France qu’une telle sanction est prise à l’encontre d’une femme.

LA CONDAMNATION à deux ans de prison dont quatorze mois de sursis et à 176 000 euros de dommages et intérêts de M********* [nous avons retiré le nom. ndc] constitue une première en France*. C’est en effet la première fois qu’une femme est condamnée pour avoir transmis le VIH alors qu’elle se savait séropositive. Soulignant « l’extrême gravité des faits », le tribunal de Nanterre a condamné la jeune femme pour « administration de substance nuisible ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours ». Selon le jugement, elle se savait atteinte du sida depuis 1995 et a quand même eu des rapports non protégés « à de multiples reprises » avec son compagnon de l’époque, lequel s’est découvert séropositif en 2000. Partie civile dans cette affaire, il a obtenu 6 000 euros au titre du préjudice moral et 170 000 de dommages et intérêts pour le préjudice physique. M********* a été condamnée aux dépens (frais de la procédure) et devra payer 5 000 euros à la caisse primaire d’assurance-maladie des Hauts-de-Seine, le montant des soins dépensés pour son ex-compagnon.

Des précédents. La peine de dix mois de prison ferme infligée par le tribunal de Nanterre est toutefois moins sévère que celles décidées dans les deux précédentes affaires françaises, qui impliquaient des hommes. En novembre 2005, le tribunal de Cayenne (Guyane) avait condamné Y********, 41 ans, pour avoir volontairement contaminé six jeunes femmes, dont l’une avait développé un sida. L’homme avait aussi été condamné pour « faux et usage de faux », car,se sachant séropositif, il avait présenté à ses compagnes un résultat falsifié d’un test VIH. Quant à Z***********, c’est à six ans de prison ferme et à 230 000 euros d’amende qu’il a été condamné en appel par la cour de Colmar (« le Quotidien » du 10 janvier 2005) pour avoir contaminé deux de ses partenaires. Cette dernière affaire avait soulevé des débats parmi les associations de lutte contre le sida. Dans un avis du 27 avril dernier, le CNS (Conseil national du sida) soulignait pour sa part que « dans certains cas de transmission, la responsabilité pénale d’une personne transmettant le VIH semble clairement engagée », mais mettait en garde contre le risque de renforcer la stigmatisation des personnes. « Notre rôle a été de mettre en garde contre ce risque important d’aggraver le sentiment de stigmatisation que peuvent ressentir les personnes contaminées, expliquait au Quotidien, le 1er décembre, le Pr Willy Rozenbaum, président du CNS. Cela ne veut pas dire que celui ou celle qui se sent lésé(e) ne puisse pas porter plainte, cela fait partie du droit des personnes, ni qu’on ne puisse pas condamner des gens qui, par malveillance ou mensonge, ont causé des torts réels à autrui. » L’avis affirme, en outre, que, en dehors du domaine pénal, le principe qui doit prévaloir est celui de la double responsabilité : responsabilité des personnes contaminées de ne pas transmettre le VIH et responsabilité de toute personne de se protéger pour ne pas être contaminée.

Comme le fait observer au « Quotidien » Christian Saout, président d’Aides, de telles affaires soulèvent l’embarras des associations, qui hésitent à intervenir : « Le sujet est compliqué, et il est difficile d’avoir une expression raisonnable. » Magistrat de formation, il assure qu’il est encore trop tôt pour que se dégage, à partir de ces tout premiers cas, une ligne jurisprudentielle. Mais, estime-t-il, ce type de procédures va sans doute se multiplier : « Les personnes vont au pénal plutôt qu’au civil, parce qu’elles doivent souvent faire face à un cas d’insolvabilité. C’est alors le seul moyen d’actionner le fonds de garantie des victimes. Nous vivons dans un monde où les gens ont de plus en plus de difficultés à vivre, surtout si, en plus, ils sont séropositifs. C’est leur seule façon d’être indemnisés pour le préjudice subi parce que c’en est vraiment un. En cela, le juge applique le droit. » Mais, insiste le président d’Aides, « c’est assez paradoxal d’avoir une justice qui condamne parce que l’on n’a pas dit que l’on est séropositif, alors que, dans la société, il est difficile de le dire. C’est une vraie contradiction qu’il faudra bien résoudre. La société doit accepter d’entendre qu’il existe des personnes séropositives » sans les stigmatiser." (L.Y.)


Brève du jeudi 14 décembre 2006

VIH : la circoncision réduit les risques de contracter le virus

(source e-llico) La circoncision réduit d’environ de moitié le risque pour les hommes d’être infectés par le VIH, mais elle n’offre pas une protection complète, selon les résultats publiés mercredi de deux essais menés au Kenya et en Ouganda. Une étude menée à Kusumu (Kenya) sur 2.784 hommes séronégatifs montrent que le risque de contracter le virus est réduit de 53% chez les hommes circoncis. A Rakai (Ouganda), 4.996 hommes ont pris part à une enquête qui montre que ce risque est également réduit de 48% chez les circoncis.

Ces essais confirment les conclusions d’une enquête française menée en 2005 en Afrique du Sud, à Orange Farm, par l’Agence française de recherche sur le sida (ANRS) sur 3.000 hommes. Elle avait montré que la circoncision masculine réduisait de 60% la transmission du VIH de la femme vers l’homme.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans une déclaration commune avec l’ONUSIDA, l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance), le FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population) et la Banque mondiale, indique que les organisations vont "examiner en détail les résultats de ces essais et définir ensuite les recommandations spécifiques pour développer et promouvoir la circoncision". Il faut notamment "éviter que les gens ne développent un sentiment erroné de sécurité et qu’en conséquence, ils n’adoptent des comportements à risque qui pourraient remettre en cause l’effet protecteur de la circoncision", indique l’OMS.

Mis en ligne le 14/12/06

À voir

Brève du jeudi 30 novembre 2006

La capote ultra rapide vient d’Afrique du sud

Une entreprise sud-africaine, Pronto Condoms, vient de mettre au point un nouveau système d’emballage et d’enfilage du préservatif qui va vraisemblablement faire du remous dans le secteur. Avec le système traditionnel on est obligé de déchirer l’emballage, avec le risque d’endommager le préso. Puis il faut enfiler le préso dans le bon sens si on veut pouvoir le dérouler. Toutes ces opérations non seulement allongent le temps de mise du préservatif mais compliquent aussi son utilisation, sans compter qu’on a largement le temps de débander si on va pas assez vite et qu’on est pas super excité. Avec le système Pronto Condoms on brise en deux l’emballage, on déroule directement le préso sur le pénis et en bout d’opération on jette l’emballage. L’opération ne prend au total que quelques secondes et limite les risques de détérioration du préso. Ces présos ne sont pas encore commercialisés en France. Voilà qui devrait relancer dans nos pays riches et industriels la recherche et l’investissement dans les moyens de prévention où ça ronronne sec depuis pas mal d’années.
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Brève du mardi 28 novembre 2006

Les chiffres VIH/sida en France (BEH 48)

BEH n°48 : Surveillance de l’infection à VIH-sida en France, 2005. Causes de décès en France en 2005 des adultes infectés par le VIH et évolution par rapport à 2000. 27 novembre 2006
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Brève du mardi 21 novembre 2006

L’anti-Nobel de médecine 2006 est attribué à...

L’IgNobel de médecine 2006 (les anti-Nobel) a été attribué à Francis M. Fesmire du collège de médecine de l’Université du Tennessee (USA) pour ses travaux fondateurs, ainsi qu’à Majed Odeh, Harry Bassan et Arie Oliven du Bnai Zion Medical Center d’Haïfa (Israël) pour leurs études cliniques consécutives aux dit travaux fondateurs. La découverte récompensée porte sur l’aspect positif des massages digitaux de l’anus dans la lutte contre les flatulences irrépressibles. Inutile de dire que cette délicate attention "fondatrice" mérite donc tout le respect que nous lui portons. Nos amis fisteurs apprécierons : tout est dans les doigts de fée.
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Brève du jeudi 19 octobre 2006

Point syphillis par l’InVS - octobre 2006

InVS : « Le nombre de cas de syphilis notifiés dans le cadre de la surveillance de la syphilis a baissé au 1er semestre 2005, confirmant la tendance déjà observée au cours du 2e semestre 2004 ; cette baisse concerne surtout l’Ile-de-France. Cette évolution dans les sites participants est confortée par l’indicateur produit par les ventes d’Extencilline, qui montre également en 2005 une diminution constante en Ile-de-France, et une stabilité dans les autres régions.

Le volontariat sur lequel repose la surveillance ne permet pas de recueillir le nombre exhaustif de cas de syphilis infectieuse en France. La diversité et la multiplicité des lieux de prises en charge des infections sexuellement transmissibles (IST) en France sont des facteurs limitants, toutefois l’augmentation du nombre et du type des sites participants serait un atout pour améliorer la représentativité du système de surveillance.

Cependant, cette surveillance représente une charge de travail supplémentaire pour les cliniciens comme pour le personnel des sites. Il en est de même pour les médecins exerçant dans les Ddass, conseils généraux, Cire ou structures hospitalières de certains départements, ayant un rôle d’animation de réseaux impulsant une participation plus active à la surveillance. Dans le cadre de la nouvelle organisation des structures publiques prenant en charge les IST assurée dorénavant par l’Etat, les DAV vont être restructurés en Centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST (CIDDIST) ; ces modifications devraient être un moment favorable pour impulser une participation plus importante des structures non parisiennes.

Par ailleurs, différentes sources de données en France (données hospitalières, Caisses d’Assurance Maladie) sont en cours d’analyse pour estimer l’incidence nationale de la syphilis. Le système de la surveillance de la syphilis, qui devrait pouvoir se renforcer dans un avenir assez proche, a permis de décrire un léger recul de la syphilis en Ile-de-France et une stabilité dans les autres régions.

Toutefois, le profil des personnes ayant une syphilis et leurs comportements sexuels à risque se sont peu modifiés depuis le début de l’épidémie, et rappellent la nécessité du maintien des campagnes d’information, de prévention et de dépistage précoce de la syphilis. »

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Brève du dimanche 8 octobre 2006

Quel candidat pour les Trans ?

Communiqué de presse :

Depuis 10 ans de lutte, le constat est sans appel : la situation des Trans’ n’a pas évolué d’un iota et les problèmes des personnes concernées par les questions liées à l’identité de genre ne sont toujours pas pris en compte en France.

A l’approche de l’échéance présidentielle et dans ce climat pré-électoral, quels partis ont intégré à leur programme des réformes qui amélioreraient les conditions de vie des personnes Trans’ ?

La Coordination ExisTrans’ qui regroupe aujourd’hui de nombreuses associations, groupements et individuels exigent encore et toujours :

-  La déclassification immédiate de la transexualité des maladies mentales et le libre choix de nos médecins dans le cadre d’un protocole de soins individuel et respectueux de l’identité de la personne et de son libre arbitre.
-  La prise en charge par la Sécurité Sociale des opérations, et soins divers dans et hors C.E.E.
-  Une adaptation des dispositifs juridiques et administratifs dans la période transitoire et le changement immédiat d’état civil avec ou sans réassignation génitale.
-  La régularisation des personnes trans’ étrangèrEs menacéEs dans leur pays.

Aujourd’hui, les partis politiques, l’ensemble du corps médical, les organismes sociaux, les syndicats ne peuvent plus dire qu’ils ne savent pas les difficultés que les Trans’ rencontrent et les discriminations et violences qu’elles et ils subissent au quotidien.


Brève du lundi 2 octobre 2006

Prévention chimique - suite

Lors de la conférence de Toronto, le laboratoire pharmaceutique GSK a rendu public une étude sur l’opinion qu’ont les personnes vis-à-vis des nouvelles technologies de prévention du VIH (microbicides et prophylaxie pré expostition). Ces outils ne sont encore qu’en phases d’essai. L’étude a porté sur plus de 7000 personnes dans 13 pays (dont 100 femmes à faibles revenus et 100 gays).

D’après le docteur Lynn Marks de GSK, la moitié des répondants sont d’accord pour dire qu’ils s’imaginent utiliser une médication qui pourrait diminuer le risque d’attraper le VIH. L’intérêt vis-à-vis de ces nouvelles formes de prévention varie selon le pays. Si près de 80% des nigérians seraient intéressés, seul 55% des britanniques et 45% des américains le sont. On apprend aussi que les personnes qui seraient les plus susceptibles d’en bénéficier seraient en fait moins intéressées. Seul 27% des femmes à faible revenus et 17% des gays déclaraient pouvoir imaginer utiliser ces nouveaux outils. Les gays ont demandé un plus haut niveau d’efficacité. En effet, deux tiers d’entre eux ne seraient pas intéressés par un produit à 50% d’efficacité (contre 42% pour la population générale).

De même 30 à 40 % de l’ensemble des répondants ont dit que même 75% d’efficacité serait trop faible pour qu’ils considèrent pouvoir utiliser ces outils, quand on sait que les préservatifs ont au moins 85% d’efficacité.

A la question de savoir quelle méthode seraient préférée, d’un côté un gel ou lubrifiant microbicide, de l’autre une prophylaxie pré exposition (comprimé à avaler), la réponse penche massivement du côté comprimé (70% contre 30% pour les microbicides).

Les répondants sont aussi réticents vis-à-vis des effets secondaires de tels produits. Ils sont prêts à accepter un faible niveau d’effets secondaires, mais en aucun cas une atteinte grave ou dans le cas du gel, une irritation.


Brève du vendredi 29 septembre 2006

Des militants qu’on adore

Article paru dans IRIN - ONU

CAMEROUN : Informer les homosexuels sur le sida, une urgence selon les ONG

© IRIN

La communauté homosexuelle ignore tout des dangers du VIH

YAOUNDE , le 29 septembre (IRIN) - Des organisations de défense des droits de l’homme appellent à des mesures urgentes pour contenir l’épidémie de VIH/SIDA qui se propage au sein de la communauté homosexuelle du Cameroun, et au-delà.

« Il est urgent de mener des actions de prévention à destination des homosexuels », a déclaré à IRIN/PlusNews Charles Gueboguo, sociologue et membre d’Alternatives, une association camerounaise de défense des droits de l’homme.

Parce que les pratiques homosexuelles y sont considérées comme un crime, passible de six mois à cinq ans de prison, il n’existe au Cameroun aucun programme de sensibilisation et de prévention des risques de contamination au VIH entre personnes de même sexe, déplorent les associations.

« Beaucoup d’homosexuels ne se sentent pas concernés par les messages de prévention à la télévision ou dans les magazines », a expliqué Charles Gueboguo. « Ils sont persuadés que la contamination ne se fait que par un rapport péni-vaginal et n’imaginent pas un seul instant que cela est aussi possible à travers un rapport péni-anal. »

Le docteur Steave Nemande, membre d’Alternatives, a confirmé à IRIN/PlusNews que la plupart de ses patients homosexuels ignorait tout des mesures de prévention à prendre, très peu d’entre eux utilisant les préservatifs de manière systématique.

Rares sont les membres de la communauté gay qui osent d’ailleurs s’adresser à un médecin, de peur que la confidentialité de la consultation ne soit respectée.

« Avant d’aller voir un médecin, je réfléchis bien : j’ai peur qu’il me pose des questions qui m’obligent à évoquer mon orientation sexuelle, ce qui me gêne beaucoup », a expliqué Marc.

Le jeune homme a estimé qu’un tiers des homosexuels de son entourage est correctement informé sur le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles (IST).

Marc a acquis certaines connaissances sur l’épidémie en visitant le site internet de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’il consulte régulièrement. Mais il avoue ne pas toujours utiliser des préservatifs, pourtant le moyen le plus sûr d’éviter une infection au VIH.

« Comme moyen de prévention, je m’assure surtout que mon partenaire n’est pas malade et j’essaie d’avoir une relation suivie et pas seulement une relation d’un soir », a-t-il expliqué.

Si la personne est infectée au VIH, les conséquences de ce type de comportement peuvent être très lourdes. Car, pour ne pas courir le risque d’être stigmatisés par leur entourage, beaucoup d’homosexuels continuent d’avoir des relations hétérosexuelles, voire se marient.

« C’est donc l’ensemble de la société qui se trouve en danger », s’est alarmé Charles Gueboguo.

Des préjugés dangereux pour la santé publique

Or, au Cameroun, l’opinion publique est prompte à vilipender les homosexuels, comme l’a prouvé une campagne médiatique menée tambour battant en janvier et février derniers pour jeter le discrédit sur des personnalités du monde politique, économique et artistique local.

« Au quotidien, c’est très dur de vivre son homosexualité », a précisé Marc. « On vous injurie quand on vous voit aller dans l’un des bars où l’on se réunit. Là où vous habitez, on vous insulte. Parfois, on lance la police à vos trousses. »

Néanmoins, l’histoire d’Alim, un jeune homme mort en juin des suites du sida après plus d’un an de prison pour homosexualité présumée, a eu le mérite d’alerter ses amis sur la menace que représente le VIH pour la communauté gay.

Mais encore faut-il qu’ils aient les moyens de se protéger. « La plupart de mes patients sont sans emploi et n’ont donc pas de quoi se soigner ou s’acheter des préservatifs », a nuancé le docteur Nemande. « Très peu d’entre eux ont le soutien de leur famille et ils ne veulent pas en parler, de peur d’être ensuite rejetés ou stigmatisés. »

Selon le médecin, il est par exemple très difficile de trouver du lubrifiant bon marché au Cameroun, où le moindre flacon coûte 5 000 francs CFA (9,6 dollars).

« C’est loin d’être à la portée de tout le monde. Du coup, on utilise d’autres substances pas toujours efficaces, certaines pouvant même entraîner la rupture des préservatifs », a ajouté Marc.

Pour répondre à ces besoins, Alternatives, la seule ONG camerounaise qui s’intéresse à cette communauté marginalisée, distribue désormais des préservatifs dans des soirées organisées par deux boites de nuit de Yaoundé et de Douala, la grande cité portuaire.

Mais l’association a désormais besoin de chiffres et d’informations précises sur les comportements et les besoins de ces minorités sexuelles, afin de concevoir un programme de prévention adapté.

Alternatives travaille également sur un projet de ligne gratuite d’écoute, qui serait spécifique à des appelants homosexuels et qui viendrait compléter le numéro vert mis en service fin 2005 par l’ONG camerounaise SunAids, ’Allo Info Sida’.

Selon les Nations unies, seuls neuf pour cent des homosexuels masculins de la planète avaient été informés en 2005 des risques de transmission et des moyens de protection contre le VIH.


Brève du vendredi 29 septembre 2006

Reversion de pension pour couples pacsés

Communiqué de presse de Comin-g, Association du personnel gay, lesbien, bi, trans. du Ministère de l’Economie, des Finances, de l’Industrie et de leurs ami-e-s

Paris, le 24 septembre 2006

Le Ministère de la Défense a saisi le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (MINEFI) du problème que pose l’impossibilité légale, de réversion de pension du régime général à un veuf pacsé et du bénéfice d’un certain nombre de prestations normalement accordées aux conjoints survivants de militaires.

Au-delà de l’histoire tragique de ce militaire « guerrier de la paix » décédé en mission en Afghanistan. (in Têtu, octobre 2006) et du désarroi de son compagnon, l’urgence d’une évolution de la loi est mise en évidence pour qu’enfin l’égalité des couples de sexe différents et de même sexe soit une réalité en France.

COMIN-G rappelle son attachement à l’égalité entre les citoyens et à la lutte contre les discriminations. C’est pourquoi nous espérons que, si malheureusement le Ministère des Finances répond négativement à cette demande pour des raisons légales, une évolution législative se fasse jour au plus vite pour mettre sur un plan d’égalité les couples mariés et pacsés.

COMIN-G, association du personnel lesbien, gay, bi et trans. du MINEFI et leurs ami(e)s, est attentive à cette question. L’association ne manquera pas de suivre la réponse de son ministère.


Brève du vendredi 29 septembre 2006

Nouvelle recommandation prophylactique pour les séropositifs : la vaccination contre les pneumocoques

Une nouvelle recommandation médicale a été entérinée par les autorités compétentes cet été en France. Il s’agit de vacciner les séropositifs non immunodéficitaires avec le Pneumo 23 S. Cela est d’habitude réservé aux personnes âgées mais renforcerait le système immunitaire des séropos. Surtout, ça leur éviterait d’attraper éventuellement plus tard un certains nombres de maladies opportunistes liées au virus du pneumocoque.
Parlez-en avec votre médecin et à vos ami-e-s séropos !!!

Pour comprendre :
Le pneumocoque est à l’origine de nombreuses infections : otites, sinusites, bronchites. Le pneumocoque peut déterminer également des infections profondes très graves : pneumonies, septicémies, méningites.
1.Les pneumonies à pneumocoque sont des infections du poumon à caractère très inflammatoire mal tolérées par les personnes fragiles (nourrissons, personnes âgées, insuffisants respiratoires ou cardiaques...).
2.Les septicémies (ou passage dans le sang de bactéries) sont d’une extrême gravité.
3.Les méningites sont également très graves par les lésions qu’elles peuvent déterminer au cerveau et sur le système nerveux. Aujourd’hui, en France, le pneumocoque est la première cause de méningite chez le nourrisson et l’enfant.
Les personnes particulièrement exposées à ces formes graves sont les nourrissons et les personnes âgées, les alcooliques, les fumeurs, les diabétiques, les immunodéprimés (notamment les sujets qui n’ont pas de rate).
Le pneumocoque comporte de très nombreux sous-types : avoir fait une infection par l’un ne protège pas contre les autres ; certains sous-types sont plus fréquents que d’autres dans les infections graves ; certains sous-types sont plus souvent résistants aux antibiotiques.


Brève du mercredi 27 septembre 2006

De la visibilité des homosexuel-le-s dans leur vie professionnelle

Communiqué L’Autre cercle

A l’heure où l’on parle de minorités visibles et où l’on sur-médiatise la diversité, L’Autre Cercle en souligne les limites et les dangers en constatant que le monde du travail occulte l’orientation sexuelle dans ses discours et dans ses actes.

L’Autre Cercle lance un nouveau sondage national auprès de tou-te-s les salarié-e-s des secteurs privé et public afin d’établir une nouvelle cartographie de l’existence ou non de bonnes pratiques vis-à-vis des homosexuel-le-s.

L’Autre Cercle souhaite « faire appel à la Responsabilité Sociale des dirigeants du public et du privé », pas dans un esprit communautariste mais par respect des lois votées par le Parlement et des règles de bonne gouvernance issues de l’Union Européenne. Car la réalité sur le terrain en démontre la nécessité.

Début 2006, l’Autre Cercle publiait les résultats d’un premier sondage auprès des salarié-e-s LGBTH*. Il ressortait que 54% des homosexuel-le—s n’étaient pas visibles et que 61% d’entre eux ne l’étaient pas par crainte de représailles. Parmi l’ensemble des répondant-e-s 20% seulement avaient été informé-e-s d’une politique de diversité en interne. Seules 9% de ces politiques incluaient l’orientation sexuelle. En mai, un deuxième sondage réalisé auprès de DRH, en collaboration avec l’ANDCP*, révélait que 80% des répondants confirmaient la difficulté d’assumer son orientation sexuelle en interne. 40% d’entre eux ne prenaient pas en compte l’accès à la mutuelle santé pour le conjoint et 45 % ne proposaient pas de jours de congé pour une signature de Pacs ou la maladie d’un conjoint pacsé.

L’Autre Cercle continue sa mission d’investigation sur les comportements au sein du monde du travail afin de les faire évoluer. L’acceptation de l’autre est le fondement d’une démocratie. Quand la représentation de cette démocratie décide d’accorder des droits et de sanctionner les comportements discriminatoires, il est alors aussi du devoir des employeurs de s’y conformer. Les résultats du sondage donneront un nouvel éclairage sur la réalité de la prise en compte de l’orientation sexuelle dans les politiques de diversité au sein des secteurs public et privé.

À voir

Brève du mardi 26 septembre 2006

Un nouveau traitement contre l’éjaculation précoce

(JPEG) Début septembre la revue médicale britannique The Lancet a publié les résultats d’une étude sur la dapoxetine, un médicament de la famille des antidépresseurs, capable d’allonger 3 à 4 fois le temps d’éjaculation.

Les hommes hétérosexuels participant à l’essai souffraient d’éjaculation précoce. Ils éjaculaient en moyenne moins d’une minute après la pénétration. Certains ont reçu pendant 12 semaines 30 mg de dapoxetine, d’autres 60mg, un 3e groupe un placebo. Le médicament était à prendre entre 1h et 3h avant un rapport sexuel. A l’issue de l’essai ceux qui avaient reçu 60 mg ont vu leur temps moyen d’éjaculation passer en moyenne à 3minutes 32s, soit plus de 2 minutes d’amélioration.

Les problèmes d’éjaculation toucheraient 30 à 40 % des hommes. Selon les chercheurs, les résultats obtenus, bien que peu spectaculaires sont encourageants.

Source : Efficacy and tolerability of dapoxetine in treatment of premature ejaculation : an integrated analysis of two double-blind, randomised controlled trials, Pryor JL, Althof SE, Steidle C, Rosen RC, Hellstrom WJ, Shabsigh R, Miloslavsky M, Kell S, for the Dapoxetine Study Group, The Lancet - Vol. 368, Issue 9539, 09 September 2006, Pages 929-937


Brève du mardi 26 septembre 2006

Prévention auprès des personnes séropositives

Rapport final du projet pilote de mise en place d’un programme d’information et d’accompagnement sur la prévention en direction des personnes séropositives dans deux services de soins parisiens.

Ce rapport peut-être obtenu auprès de l’association Comment Dire


Brève du mardi 26 septembre 2006

Point épidémio VIH en Europe

publication EuroHIV (langue anglaise)

HIV / AIDS Surveillance in Europe Mid-year report 2005 - 2006, No. 72

résumé : En Europe, l’infection à VIH reste un problème de santé publique majeur, avec une augmentation importante de la transmission par voie sexuelle dans la plusieurs des pays de l’Europe de l’Ouest et de l’Est. Les données présentées dans ce rapport concernent trois populations : Hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) : les études de prévalence VIH indiquent des niveaux de contamination compris entre 10 et 20 % en Europe de l’Ouest dans certaines populations de HSH, ces niveaux étant bien plus faibles en Europe de l’Est (<5%). Une proportion importante de HSH pratiquent des comportements sexuels à haut risque, des niveaux similaires étant observés dans toute l’Europe. Il est nécessaire de maintenir et renforcer les campagnes de prévention parmi les HSH, d’une part à l’ouest où le risque de transmission est croissant, et à l’est, où il existe des arguments en faveur d’une épidémie cachée. Femmes enceintes : dans la plupart des pays d’Europe, la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes reste à un niveau très bas. Cependant, une augmentation des cas d’infection à VIH rapportée chez les femmes en âge de procréer se reflète par une augmentation de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes, en particulier en Estonie (0.48 % en 2002) et en Ukraine (0.34 % en 2004). Une prévalence supérieure du VIH chez les femmes enceintes a été signalée dans les grandes zones urbaines. Dons de sang : dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest et centrale, la prévalence du VIH parmi les donneurs de sang reste basse (<5 pour 100 000 dons). Des augmentations brutales ont cependant été constatées dans plusieurs pays d’Europe de l’est, particulièrement en Ukraine (128 pour 100 000 en 2004). Des dispositifs pour garantir la sécurité transfusionnelle (e.g. dépistage génomique viral, recours à des donneurs réguliers sélectionnés) doivent être renforcés dans ces pays.

À voir

Brève du mardi 26 septembre 2006

Welcome to Lovelife

Stopaids a récemment diffusé sur les écrans TV de Suisse une nouvelle campagne de prévention VIH. Les vidéos sont disponibles à cette adresse

http://www.stopaids.ch/stopaids.php

Une analyse est proposée sur le site d’Eurosurveillance


Brève du mardi 26 septembre 2006

Facteurs influençant la dynamique des contaminations VIH en Allemagne

Publication Eurosurveillance :

Augmentation de l’incidence du VIH en Allemagne : les facteurs influençant la dynamique des contaminations


Brève du mardi 26 septembre 2006

LGV : état des lieux européens

Eurosurveillance vient de publier plusieurs articles sur la lymphogranulomatose. En voici la liste et les liens pour consultation.

L’émergence de la LGV en Europe occidentale : état des lieux des connaissances et réponses possibles ;

La surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne rectale en France, 2004-2005 ;

Une épidémie décroissante de LGV aux Pays-Bas en 2004 et 2005 ;

Emergence de la lymphogranulomatose vénérienne chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes en Allemagne ;


Brève du dimanche 3 septembre 2006

Warning recherche webmaster/développeur

Dans le cadre de la refonte de son site web, Warning recherche un webmaster/développeur bénévole. Cette personne aura la charge de la gestion du site Warning sous technologie SPIP. Cela nécessite d’être disponible et en accord avec Warning sur la prévention VIH et la santé gaie. Merci de nous écrire à contact@thewarning.info

Brève du mercredi 12 juillet 2006

Un premier vaccin contre les papillomavirus

Annoncé depuis plusieurs mois, Gardasil® du laboratoire américain Merck and co, un vaccin contre les papillomavirus responsables chez la femme du cancer du col de l’utérus vient d’être homologué aux Etats-Unis ainsi qu’au Mexique (juin 2006).]

Le cancer du col de l’utérus est le plus meurtrier chez la femme après le cancer du sein. Chez les femmes séropositives les lésions précancéreuses du col sont beaucoup plus fréquentes et le taux de guérison du cancer du col est plus faible. Un tel vaccin est donc particulièrement important. Pourtant nous attendons toujours pour l’Europe son autorisation de mise à disposition sur le marché dont la demande a été faite en décembre 2005 auprès de l’Agence européenne des médicaments. De plus ce vaccin ne concernera que les filles et jeunes femmes entre 9 et 26 ans, alors que toutes les femmes devraient pouvoir y avoir accès. Il ne concernera pas non plus les hommes, alors que les papillomavirus sont également responsables du cancer anal, cancer qui est en augmentation constante depuis plusieurs années, en particulier chez les gays et les personnes séropositives (hommes et femmes). Il paraît que des études ont commencé pour vérifier aussi l’efficacité de ce vaccin sur les femmes plus âgées ainsi que sur les hommes. Nous allons donc devoir faire preuve de patience, particulièrement en France puisque le vaccin n’a pour l’instant pas reçu d’autorisation. Un autre vaccin, Cervarix® du laboratoire GlaxoSmithKline, destiné lui aussi à protéger du cancer du col de l’utérus devrait être homologué aux Etats unis en 2007. Et chez nous ?

Si l’efficacité de ces vaccins est établie contre les papillomavirus responsables notamment du cancer du col de l’utérus et du cancer anal, on fera un grand pas en avant au niveau de la santé globale des hommes et des femmes, dont les personnes séropositives.


Brève du dimanche 9 juillet 2006

Trans sortant de l’ombre

Nimes : création d’une nouvelle association trans destinée au personnes transgenres transexuelles travestie intersexe leurs familles et sympatisants. Sous le nom "Trans-sortant-de-l’ombre", l’association tient des permanence les 1er et 3e jeudi de chaque mois de 19h a 22h et 2e et 4e samedi de chaque mois de 19h a 23h au local de AIDES 24 rue porte de France à Nimes. Trans-sortant-de-l’ombre est ouverte à tout le monde. Les permanence du jeudi ont pour but de partager un bon moment dans un cadre convivial. Les réunions du samedi sont sur des thématique tel que le traitement hormonal ou le protocole. vous pouver contacter l’association au trans.sortantdelombre30@wanadoo.fr
À voir

Brève du jeudi 29 juin 2006

Les violences dans le couple lesbien

Le nouveau numéro de L aborde la question de la violence dans les couples de femmes. Ce dépliant L n° 5 "Les violences dans le couple lesbien" est sur vos écrans : www.lecrips.net/L/

A l’occasion de la sortie de ce nouveau numéro vous pourrez aussi découvrir de nouveaux témoignages de lesbiennes, des infos, des conseils, des liens, un nouveau sondage, de nouvelles photos.

La consultation répétée de ce dépliant est sans danger pour la santé. L


Brève du mardi 27 juin 2006

Warning cherche traducteurs bénévoles (suite)

Il y a un an Warning avait besoin de traducteurs bénévoles de l’anglais vers le français, afin de nous permettre de vous faire connaître les meilleurs textes parus à l’étranger sur la prévention et la communauté homosexuelle. Nous avons trouvé deux traductrices qui sont vraiment formidables et nous les remercions.

Aujourd’hui ce sont les textes et communiqués de presse de Warning qui sont demandés à l’étranger. Pour pouvoir les faire connaître, nous recherchons un ou plusieurs traducteurs bénévoles du français vers l’anglais qui soient disponibles pour pouvoir nous aider vite et bien. Comme toujours connaissance du vocabulaire sida et homosexualité souhaitée.

Contactez-nous


Brève du mardi 20 juin 2006

Du nouveau sur l’herpès : intrications entre VIH, HHV8 et salive (d’après Sidanet)

L’herpès virus de type 8 (HHV8) sévit dans la communauté homosexuelle masculine, tout spécialement chez ceux qui sont infectés par le VIH.
Il est souvent retrouvé dans la salive. Ce qui a conduit C. Casper et coll. (Washington, Etats-Unis) à déterminer l’importance de la contamination par ce virus chez les homosexuels non touchés par le VIH, mais qui ont eu des relations sexuelles orales avec des partenaires soit séropositifs pour le VIH, soit au statut sérologique inconnu.
Sur les 819 « gays » indemnes de VIH ayant répondu à un questionnaire, la recherche d’HHV8 a été positive 198 fois (24,3 %). Dans la totalité du groupe, 83 % des volontaires ont déclaré avoir été en contact « salivaire » avec des partenaires séropositifs pour le VIH et 90 % avec des hommes au statut sérologique inconnu. L’analyse statistique montre que le risque d’infection par le HHV8 est associé, indépendamment du nombre de partenaires au cours de la vie, au nombre de ceux qui ont un statut VIH inconnu et une pratique de relations oro-anales avec des partenaires de statut VIH inconnu. Les odds ratio respectifs sont évalués à 2,2 ; 1,7 ; 2,7.
L’oropharynx est bien le lieu de tous les dangers dans la contamination par le HHV8. Et les relations sexuelles avec des hommes séropositifs ou au statut VIH inconnu en majorent le risque.
À voir

Brève du mardi 20 juin 2006

Les vidéos de la conférence VIH et Santé gaie sont en ligne

Une excellente nouvelle : les vidéos de la conférence internationale VIH et santé gaie organisée par Warning en novembre 2005 sont en ligne sur le site dédié à la conférence http://sante-gaie2005.thewarning.info/video.html

Vous avez le choix entre plusieurs formats pour retrouver vos intervenants préférés. Pour ceux qui n’avaient pas pu participer à cet événement, c’est enfin l’occasion de faire connaissance avec des chercheurs français et internationaux et des militants associatifs impliqués dans la santé gay et la prévention VIH et qui ont pris plaisir à confronter leurs positions et leurs expériences et à nous les faire partager.

Nous vous invitons dès aujourd’hui à partager avec eux et avec nous ces moments importants de réflexion et de débats sur la santé gay.

À voir

Brève du vendredi 21 avril 2006

Private Lives : étude australienne sur la santé LGBTI

Annoncé il y a quelques jours par le ministre de la santé australien, le rapport Private Lives présente les résultats d’une des plus vastes études jamais réalisées sur la santé des gays, lesbiennes, bisexuelles, transgenres et personnes "intersex". De nombreux aspects de la santé et du bien-être sont explorés chez les LGBTI d’Australie. Cette étude s’ajoute à celle menée à Genève dont nous avions présenté les résultats lors de notre conférence VIH et santé gaie. (la vidéo de l’intervention de Jen Wang qui dirigeait cette étude suisse sera bientôt en ligne sur notre site ). Les résultats de l’enquête australienne confirment les spécificités de profils de santé des LGBTI. C’est ici
À voir

Brève du vendredi 21 avril 2006

Cameroun : libération des 9 emprisonnés pour délit d’homosexualité.

Contraitement à ce que nous avions annoncé dans cette brève. Les 9 n’ont été libérés que le 12 juin suite à un deuxième procès qui s’est soldé par la condamnation à 10 mois de prison ferme pour 7 d’entre-eux et l’acquitement des deux autres. Comme les 9 ont déjà fait plus d’un an de détention préventive, ils ont tous été libérés. Maintenant ils doivent se réinsérer dans la société et leur famille sans l’assurance d’une acceptation.

Yaoundé : apres six minutes d’audience ce matin, le juge Tonye a déclaré les neuf présumés homosexuels non coupables en précisant que l’article 347 bis ne devait s’appliquer en cas de flagrant délit ; or ce n’était pas le cas. Les formalités doivent donc être remplies pour que les neuf recouvrent la liberté dès lundi.

( l’article 347 bis du Code pénal punit « toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe » d’une peine allant de 6 mois à 5 ans de prison et d’une amende de 20 000 Fcfa à 200 000 Fcfa (31 à 305 Euro)).

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Brève du vendredi 14 avril 2006

Le corps malmené

Le groupe interassociatif TRT-5 vient de publier les actes de sa journée scientifique d’avril 2005 sur l’impact des traitements VIH sur la santé des personnes. Sous le titre Le corps malmené par le VIH et les traitements - quels risques ? quelle prévention ? quel impact sur la prise en charge médicale ?, ce document est téléchargeable sur le site de l’association. Par ailleurs sont aussi disponibles les power points de la journée d’avril 2006 sur la prise en charge tardive de l’infection par le VIH.
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Brève du mercredi 12 avril 2006

Les effets d’annonces au palais Bourbon

Visiblement, le dernier Sidaction a fait réfléchir notre assemblée nationale surtout notre ministère de la Santé. En effet, lors de la 2ème séance du 4 avril 2006, au moment des questions au gouvernement, il a été demandé à M. Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités : « Enrayer la progression de ce virus repose d’abord sur une politique active de prévention et d’information, notamment auprès des jeunes. Quels sont les axes principaux de votre politique de prévention ? ». Celui ci, en réponse, a annoncé que de deux campagnes de prévention par an, il y en aurait désormais quatre. Il a annoncé également la mise en place dans les lycées et les établissements d’enseignements supérieur de distributeurs de préservatifs à 20 centimes dans l’espoir d’en baisser le prix. Il souhaite par ailleurs mieux faire connaître le fémidon.

C’est très beau et très pieux. Cependant, au delà de l’effet d’annonce, quel serait le suivi sur les distributeurs ? Qui va en faire l’entretien et le remplissage ? Et qui va prendre en charge son coût ? Comment améliorer l’accès au préservatif féminin dont le coût reste élevé et la diffusion trop limitée ? Le femidom aura t-il lui aussi sa place dans les distributeurs ? Quatre campagnes par an, c’est bien mais quel en sera le contenu ? Combien sera investi dans ces mesures ? D’autre part, bien que ces annonces soient vitales, ne sont-elles pas limités et tardives pour une politique active ?

On aurait aimé qu’il annonce également des projets d’améliorations de l’éducation sexuelle dans les écoles. Bizarrement, alors que les migrants font parti des populations les plus touchées par le sida en France, le sujet n’a même pas été effleuré. On aurait également aimé entendre des engagements forts et chiffrés sur une modernisation nécessaire du système de dépistage afin d’améliorer la qualité de l’accueil et des consultations, diminuer les temps d’attentes des résultats... On aurait pu au moins espérer entendre la relance de recherches sur les besoins et les demandes en matière de prévention. Distribuer des préservatifs, c’est très bien et absolument nécessaire mais limité et très en retard pour une « politique active de prévention et d’information » au niveau national.

Ceci étant, tout comme l’a souhaité le ministre, nous aussi aimerions qu’aucun sujet ne soit tabou pour lutter contre le sida. Malheureusement ce n’est vraiment pas le cas. Bref...

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Brève du mercredi 5 avril 2006

San Francisco : cinq années de baisse des contaminations

Depuis 5 ans, le nombre de nouvelles contaminations VIH est en baisse. La baisse n’est pas énorme à première vue. Sauf si l’on sait que pendant le même temps, la population gay masculine a augmenté de 25% ... Selon les experts, ce serait la seroadaptation qui expliquerait la baisse.

C’est ici en anglais :

New HIV cases have fallen by almost 10 percent over the past five years, the city’s first decline in infections since the late 1980s, health officials said.

The number of new infections reported fell from 1,084 new infections in 2001 to 976 in 2006, according to preliminary estimates by San Francisco’s Department of Public Health.

Officials said the findings were somewhat surprising because the city’s gay male population increased 25 percent over the last five years, and many younger gay men increasingly have high-risk sex.

"This is great news ; we’re making progress," said Mark Cloutier, executive director of the San Francisco AIDS Foundation. "But I think it is both bad planning and bad public policy to look toward the future based on a ’short-term trend.’ We don’t know how long this will last."

The exact reasons for the decrease are unknown. But experts said one reason might be a new practice among gay men of engaging in sexual activity only with men with the same HIV status.

Nationwide, the rate of new diagnoses among gay and bisexual men of all races rose 8 percent in 2004, according to the U.S. Centers for Disease Control and Prevention said


Brève du mardi 4 avril 2006

Loin des positions du "politiquement correct"

La récente association de séropo JHs+ (http://perso.wanadoo.fr/ jhsplus/index.html) qui compte déjà pas mal de membres va lancer un salon de chat pour jeunes séropositifs d’Ile de France. "Le but avec ce site Internet étant par conséquent de leur offrir plus de liberté afin qu’ils choisissent la façon dont ils voudront vivre leur séroconversion, sans la subir en attendant que la vie passe. " Clairement ce site sera un espace pour lutter contre la solitude, permettre les rencontres et aider les personnes à mieux vivre leur récente séroconversion.

JHs+ se développe progressivement, tout d’abord sur Paris avec l’intention donc, d’offrir tout une palette de services. Outre la possibilité de rencontre par internet, JHs+ veut s’impliquer dans la prévention et des activités de soutien et d’entraide. Le but principal est de permettre aux jeunes séropo qu’ils "soient davantage enclins à s’en sortir par eux-mêmes dès les premiers temps de leur séroconversion". La création de cette association de convivialité montre clairement qu’en 2006, la mobilisation continue. WELCOME !


Brève du samedi 1er avril 2006

Ouverture des forums

Il est désormais possible de contribuer aux débats sur le site de WARNING grâce aux forums des articles. Vous pourrez y laisser vos commentaires, réflexions, réponses, réactions, etc mais en aucun cas d’insultes, propos homophobes, sexistes ou racistes cela va de soi. Cette mise en place des forums se veut être une ouverture des débats autour des différents thèmes abordés ici afin d’enrichir les réflexions.

Brève du vendredi 10 février 2006

LGV : un retour qui n’en est pas tout à fait un

L’actuelle augmentation de cas de LGV dans les pays industrialisés est très probablement le résultat d’une épidémie à évolution lente restée inaperçue dans la communauté pendant de longues années - déjà présente il y a 25 ans - mais qui est maintenant détectée cia de nouvelles techniques. C’est ce qu’indique une récente étude menée sur les cas de lymphogranulomatoses vénériennes (LGV), cette infection sexuellement transmissible que l’on a détecté ces dernières années dans les grandes villes européennes et tout d’abord aux Pays-Bas.

Résumé

Le sérovar L2b de l’infection à Chlamydiae est à l’origine de tous les cas récents de lymphogranulomatoses vénériennes (lymphogranuloma venerum ou maladie de Nicolas-Favre) observées à Amsterdam. Cette variante était également présente dans les années 80 à San Francisco. « L’explosion » de cas de LGV constatée actuellement semble donc bien plutôt le résultat d’une épidémie à progression lente.

Introduction

Depuis fin 2003, le nombre de cas de proctite [7] de lymphogranulome vénérien (LGV) ne cesse d’augmenter dans les pays industrialisés. Partie des Pays-Bas, l’épidémie s’est étendue aux pays européens, au Royaume Uni, et maintenant aux Etats-Unis et au Canada. Dans tous les cas recensés entre 2002 et 2003 on a identifié une nouvelle variante de LGV, la L2b. Jusqu’à présent, seuls les homosexuels masculins sont touchés, et la plupart sont co-infectés par le VIH. Bien que ces infections, pouvant être causées par LGV sérovars L1, L2, L2a et L3 soient souvent caractérisées par un état inflammatoire aigu, le diagnostique tardif ou incorrect a augmenté à la fois le risque de transmission et celui de conserver de graves séquelles.

Un récent article sur cette explosion de cas de LGV met en relief deux problèmes : 1. Le manque d’outil de diagnostique simple. 2. La question de savoir si le lymphogranulome vénérien est un problème nouveau ou bien s’il avait été présent auparavant, mais non diagnostiqué. En effet, la pénurie de tests permettant de distinguer précisément l’infection à Chlamydiae trachomatis par les sérovars LGV et les infections par des sérovars C. trachomatis moins invasifs (comme les sérovars D-K) est un des obstacles à un bon diagnostique.

Une nouvelle technique à base de PCR permet de distinguer les sérovars LGV des autres. A l’aide d’échantillons issus de gays avec et sans symptôme de proctite, on a essayé de déterminer en premier lieu si la variante L2b qui vient d’être identifiée à Amsterdam était déjà présente dans la population gay avant 2002. En second lieu, on a réalisé les mêmes analyses sur des échantillons prélevés il y a entre 20 et 25 ans chez des gays de San Francisco.

L’étude

Le Service de Santé MST de la Ville d’Amsterdam a réalisé des tests de C. trachomatis par réaction en chaîne de polymérase (PCR) sur des échantillons rectaux datant de 2000 et 2001 choisis au hasard dans les stocks d’ADN de gays infectés par C. trachomatis. De 2002 à 2005 des gays avec et sans symptômes de proctite (i.e. sécrétions purulentes, ulcérations rectales, saignements, œdèmes des muqueuses) ont été intégrés à l’étude.

Par ailleurs, 51 échantillons issus de gays infectés par LGV avec symptômes de proctite ont été analysés dans la région de San Francisco. Ces échantillons avaient été prélevés dans des centres de soins (services ambulatoires, urgences, laboratoires d’analyses) entre 1979 et 1985. Les propriétés phénotypiques observées pendant la culture des cellules avaient permis de dépister le LGV au moment du prélèvement. La culture des cellules pour la C.trachomatis n’est plus disponibles dans la plupart des centres de soins, bien qu’on puisse distinguer les caractéristiques du développement des sérovars LGV des sérovars D-K.

Dans les échantillons rectaux d’ADN infectés par C. trachomatis, on a détecté des souches LGV par réaction en chaîne de la polymérase dans 2 des 67 échantillons de 2000 et dans 4 des 28 échantillons de 2001. Le séquençage a montré que dans les 6 échantillons positifs, la L2b était présente. En 2002 et 2003 également, sur les 403 échantillons rectaux d’ADN infectés par C. trachomatis, on a identifié 109 résultats positifs à la L2b. Parmi ceux-ci 45 étaient de souche L2b.

Les 51 échantillons de San Francisco (issus de 51 patients) étaient positifs aux variantes de LGV à la réaction en chaîne par polymérase. Le séquençage du segment 2 variable du gène ompA (VS-2) a permis d’identifier 15 sérovars L1, 18 sérovars du prototype L2, et 18 variantes L2b. On a séquencé la totalité du gène ompA sur 5 des 18 variantes L2b qui s’étaient déclarées à San Francisco ; ils étaient tous identiques à la variante L2b récemment décrite qui circulait à Amsterdam.

Conclusion

La variante L2b de la LGV identifiée comme la cause de toutes les proctites LGV dans la crise qui touche actuellement les gays d’Amsterdam, semble avoir circulé dès 2000 dans la ville. De plus cette étude montre que cette variante L2b était présente à San Francisco dans les années 80 avec exactement les mêmes mutations du gène ompA. Cependant, comme seul le gène ompA a été séquencé, et bien que la séquence ait été identique dans l’ancienne et la nouvelle souche L2b, nous ne pouvons pas exclure la possibilité qu’elle fasse intervenir différentes souches de C.trachomatis qui diffèreraient dans d’autres parties du génome, même si cela est peu probable.

Puisque la LGV est responsable d’infections potentiellement graves suivies de séquelles parfois irréversibles si le traitement n’est pas commencé assez tôt, un diagnostique précoce et précis est essentiel. Le séquençage permet de diagnostiquer les cas et de distinguer entre les sérovars LGV et les espèces moins invasives d’infection à Chlamydiae et d’éviter des transmissions ultérieures de LGV.

En conclusion, nos résultats indiquent que 25 ans plus tard, nous avons affaire à la même variante LGV, et que l’actuelle augmentation de cas de LGV dans les pays industrialisés est très probablement le résultat d’une épidémie à évolution lente restée inaperçue dans la communauté pendant de longues années, mais qui est maintenant détectée par les nouvelles technologies. Le nombre de cas détectés en 2005 à Amsterdam atteste l’étendue considérable du phénomène, ce qui rend d’autant plus cruciale une prise de conscience des services de santé publique.

traduction résumée : Azelle pour theWarning.info

Source : Slow Epidemic of Lymphogranuloma Venereum L2b Strain Joke Spaargaren ; Julius Schachter ; Jeanne Moncada ; Henry J.C. de Vries ; Han S.A. Fennema ; A. Salvador Peña ; Roel A. Coutinho ; Servaas A. Morré

Emerg Infect Dis. 2005 ;11(11):1787-1788. ©2005 Centers for Disease Control and Prevention (CDC) Posted 11/08/2005


Brève du vendredi 6 janvier 2006

Nous sommes tous des homosexuels séronégatifs

La critique la plus amusante contre la conférence "VIH et santé gaie" de Warning a consisté à nier la légitimité de notre association dans le domaine de la prévention du VIH. Car les" membres de Warning sont tous séronégatifs" (cf JDS déc 2005). Il existe aussi une version plus prudente : Warning est composé majoritairement d’homosexuels séronégatifs (Cf Tétu, janv 2005). A croire qu’être séronégatif est une tare pour faire de la prévention. Par ailleurs, qu’il y ait moins de séropos que de séronegs à Warning n’est ni un scoop ni une originalité.

Brève du vendredi 6 janvier 2006

Tenofovir : usage détourné pour sex-party

Ce texte est la traduction d’un article du Los Angeles Times qu’il nous a semblé intéressant de publier en français. Il n’engage pas Warning. Voir aussi l’article "C’est mieux que pas de protection du tout"

Plutôt que d’utiliser des préservatifs, des hommes séronégatifs prennent des comprimés de tenofovir, espérant qu’ils leur offriront une protection efficace contre le VIH. Les médecins soulignent les dangers de ces pratiques susceptibles de conduire à une augmentation du nombre de contaminations.

par Daniel Costello, Journaliste au Los Angeles Times (article original : « pill as party drug »), traduction Marielle pour theWarning.info

19 décembre 2005

“Prendre un T.” Tel est le nom donné par les homosexuels séronégatifs à cette pratique grandissante qui consiste à prendre du tenofovir, en croisant les doigts pour que cette molécule les protège du virus HIV pendant leurs rapports sexuels.

Le tenofovir est vendu dans les boîtes de nuit gay sous forme de paquets avec du viagra et des ecstasy et, rapportent les docteurs et experts du sida, il serait même prescrit par des médecins. Cette tendance a alarmé les autorités sanitaires américaines qui insistent sur l’absence de preuve certifiant que le tenofovir protège contre les risques de contamination. Les individus le consommant et ayant des rapports sexuels non protégés sont susceptibles d’en subir les effets secondaires ou d’être infectés par le HIV.

Qui plus est, la consommation d’antirétroviraux à usage récréatif peut affecter l’efficacité générale des médications, soulignent les experts. “C’est un phénomène très inquiétant” note le docteur David Hardy, spécialiste du HIV au centre médical Cedars-Sinai de Los Angeles. Selon lui, alors même que les sondages indiquent une baisse de l’utilisation de préservatifs parmi les populations à risque, l’apparition du tenofovir pourrait inciter à un plus grand relâchement des comportements préventifs.

Selon un sondage réalisé en juillet 2005 par le CDC, et mené lors des gay pride dans quatre villes des USA, 7 % des hommes séronégatifs avaient consommé des médicaments contre le HIV avant d’avoir des relations à risque et une personne sur cinq rapportait connaître quelqu’un ayant agi de la sorte. Les experts soulignent que le nombre d’hommes adoptant de telles conduites demeure faible. Jusque-là, la popularité du phénomène se limite aux jeunes homosexuels n’utilisant pas de préservatifs et aux personnes fréquentant les sex clubs et les saunas.

Pourtant, les autorités s’inquiètent du développement rapide de telles pratiques, susceptibles de s’étendre à l’avenir à d’autres sections vulnérables de la population - telles que les prostituées et les usagers de drogues injectables - et au grand public. Les experts du sida continuent parallèlement de sensibiliser à l’utilisation du préservatif masculin comme le moyen le plus efficace d’éviter toute contamination.

“Même si nous découvrions que ça marche sur certaines personnes, nous ne conseillerions jamais aux individus de laisser tomber le préservatif ou de réduire le nombre de leurs partenaires sexuels” assure Jeff Klausner, directeur en charge de la prévention des MST au département de la Santé publique de San Francisco. Néanmoins, d’après certaines études, la prise préventive du médicament pourrait réduire les risques de transmission. S’appuyant sur les résultats encourageants de recherches précédentes, le CDC finance actuellement deux essais cliniques, lancés en 2004 à Atlanta et San Francisco, qui analysent les possibilités offertes par le tenofovir, produit phare des traitements antirétroviraux actuels, de prévenir d’une infection - un peu comme la pilule contraceptive permet de retarder la grossesse. Pour chaque essai, 200 hommes aux comportements sexuels à risque, auxquels une dose quotidienne de tenofovir est administrée, sont suivis pendant deux ans.

Ce médicament est déjà largement utilisé en association avec d’autres antirétroviraux par des individus exposés aux risques de contamination. Par exemple, le personnel sanitaire, en contact avec des seringues inf