BAREBACK : GAYNOK S’ENGAGE

Communiqué
jeudi 4 mars 2010
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(communiqué de presse du groupe GAYNOK. WARNING soutient GAYNOK et relaye le communiqué)

GIF - 7.9 ko Le groupe GAYNOK s’est formé il y a un peu plus d’un an à Paris.

Partant du constat que les gays séropositifs qui ont des relations sexuelles sans préservatifs sont discriminés, tour à tour traités de criminels ou suicidaires, certains d’entre eux se sont réunis pour en discuter.

Plus d’une dizaine d’ateliers « santé sexualité bareback » ont déjà eu lieu, accueillant des participants qui désirent tout simplement continuer à vivre une sexualité épanouie, et pourquoi pas sans capote, si c’est ce qu’ils préfèrent.

Bien sûr, à l’époque du VIH, les choses ne sont pas simples. Il existe pourtant des alternatives au préservatif qui permettent de minimiser et même d’éviter les risques de manière efficace. La collecte, la discussion et la diffusion d’une information fiable est fondamentale.

Certaines méthodes – notamment le contrôle de la charge virale – sont maintenant reconnues comme approches alternatives de prévention . Des approches plus intuitives et empiriques, comme la séroadaptation, ont amené des résultats tout aussi intéressants.

Après un an d’ateliers, d’échanges sur les pratiques de chacun et d’expériences individuelles variées, nous avons décidé de diffuser une brochure explicative pour ouvrir le débat et discuter sur la manière dont on peut conserver une sexualité épanouie – au-delà du port systématique du préservatif – en respectant notre santé, ainsi que celle de nos partenaires.

Notre brochure retrace l’histoire du bareback, et indissociablement celle du virus du sida. Elle est progressivement distribuée dans plusieurs établissements commerciaux à l’attention de la clientèle homosexuelle. Le texte de la brochure est aussi disponible sur notre site internet (www.gaynok.fr).

REJOIGNONS-NOUS !

On appelle souvent les gays séropositifs qui baisent sans capote des « barebackers ». Pourquoi pas, puisque le terme existe et que tout le monde le comprend. A ceci près que fort peu d’entre-nous se reconnaissent dans le portrait souvent réducteur et caricatural qu’on en fait. Certains réussissent à en sourire, mais d’autres le ressentent comme une blessure permanente et socialement très invalidante.

Notre groupe accueille donc toutes les personnes qui désirent échanger sur ces thèmes, et veulent en finir avec des stéréotypes fantasmés ou dépassés. Lors de nos rencontres, nous abordons tout autant les questions de santé, que celles liées au plaisir sexuel, ainsi que les questions de perception et d’acceptation sociale du sexe sans latex.

Beaucoup de travail reste encore à accomplir, notamment en termes d’acceptation d’autrui, de libertés individuelles, de droit. Voici la ligne vers laquelle nous sommes tournés. Rejoignons-nous. www.gaynok.fr


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Commentaires

jeudi 25 mars 2010 à 11h50

c’est tout de même interessant de constater que plus de 25 ans après le début de l’épidémie certaines communautés se sentant stigmatisés sont toujours en mesure de se prendre en charge pour lutter contre les discriminations. bon courage au groupe car la route est longue !